Chaque année, le Digital Report de We Are Social dresse un état des lieux précis des usages numériques. L’édition France 2026 confirme une tendance de fond : le digital est désormais massivement adopté, mais les comportements évoluent en profondeur.
Une France ultra-connectée, à maturité numérique
En 2026, plus de 95 % des Français sont connectés à Internet, soit 63,4 millions de personnes. Les réseaux sociaux rassemblent quant à eux 51,5 millions d’utilisateurs, représentant plus des trois quarts de la population.
Ces chiffres confirment que la France a atteint un haut niveau de maturité numérique : la question n’est plus celle de l’adoption, mais bien celle des usages.
Cette maturité se traduit notamment par une transformation du rapport aux réseaux sociaux. Si les audiences continuent de croître, l’expression personnelle recule. Publier, commenter ou créer du contenu n’est plus un réflexe majoritaire.
Des réseaux sociaux de plus en plus consommés… et de moins en moins alimentés. Les Français publient moins, mais consomment davantage.
En 2026, seuls 11,7 % des utilisateurs déclarent utiliser les réseaux sociaux pour publier du contenu, un chiffre en baisse continue depuis plusieurs années. Le scroll remplace progressivement la prise de parole.
Ce basculement vers une consommation passive modifie profondément la manière dont les marques doivent penser leurs stratégies : moins d’interactions spontanées, mais une bataille accrue pour capter l’attention.
TikTok et Snapchat : une même audience, deux logiques opposées
Si Instagram reste la plateforme la plus utilisée en France, avec 55 % des utilisateurs actifs sur le dernier mois, le véritable affrontement se joue ailleurs. TikTok et Snapchat affichent désormais des niveaux d’audience très proches, autour de 38 %.
Pourtant, leur usage n’a rien de comparable.
TikTok s’impose comme la plateforme du temps long : les Français y passent en moyenne 1h30 par jour, avec des sessions de plus de 13 minutes.
À l’inverse, Snapchat reste ancré dans une logique de communication rapide et fragmentée. Les sessions sont courtes, les usages orientés vers la messagerie privée, et le temps passé quotidien ne dépasse pas une trentaine de minutes.
Ces différences rappellent une réalité essentielle : les plateformes ne sont pas interchangeables, même lorsqu’elles touchent les mêmes publics.

ChatGPT, l’IA devenue réflexe
L’édition 2026 consacre définitivement l’intelligence artificielle générative comme un usage grand public en France.
Aujourd’hui, un Français sur quatre utilise ChatGPT chaque mois, propulsant l’outil au 6ᵉ rang des sites les plus visités du pays.
Sa progression est spectaculaire : trafic en forte hausse, utilisateurs presque doublés, et une domination nette sur les conversations liées à l’IA. ChatGPT concentre à lui seul 1,3 million de mentions, loin devant ses concurrents.
Cette omniprésence n’est toutefois pas exempte de tensions. La tonalité des conversations reste majoritairement neutre ou critique, traduisant des interrogations persistantes sur les usages, l’éthique et la fiabilité.
À l’inverse, des acteurs comme Gemini bénéficient d’une perception plus positive, malgré une visibilité plus faible.
Vidéo, audio et télévision : des usages toujours massifs
Contrairement aux discours annonçant son déclin, la télévision reste le média le plus consommé en France. Les internautes de plus de 16 ans y consacrent en moyenne 16 heures par semaine, en combinant linéaire et streaming.
La vidéo en ligne s’inscrit durablement dans le quotidien des Français, avec une forte appétence pour les contenus musicaux, les tutoriels, les livestreams et les formats viraux.
L’audio connaît également une progression remarquable : près de 60 % des Français écoutent de la musique en streaming, et un tiers consomme des podcasts, en forte hausse sur un an.


Un e-commerce installé dans les habitudes
Le commerce en ligne fait désormais partie du quotidien. Un français sur deux achète en ligne chaque semaine, et les courses alimentaires poursuivent leur croissance avec 18,4 millions d’acheteurs réguliers.
Les usages mobiles restent centraux : plus de 31 % des internautes scannent un QR code chaque mois, preuve que ces dispositifs se sont durablement installés dans les parcours d’achat.
Dans ce contexte, la gratuité des frais de livraison demeure le principal levier de conversion.
Des investissements publicitaires en hausse continue
Enfin, le rapport souligne la bonne santé du marché publicitaire digital en France.
Les dépenses sur les réseaux sociaux atteignent désormais 3,73 milliards de dollars, en progression de 11 % sur un an. L’influence marketing suit la même dynamique, avec 570 millions de dollars investis, confirmant son rôle stratégique dans les dispositifs de marque.
Le Digital Report France 2026 ne montre pas un ralentissement du digital, mais plutôt son entrée dans une phase de maturité avancée.
Les usages se stabilisent, l’attention devient plus rare, et la performance repose moins sur la multiplication des prises de parole que sur la qualité des formats, la compréhension des plateformes et la capacité à capter l’attention sans l’interrompre.
Pour les marques, l’enjeu est clair : s’adapter à des publics plus spectateurs, plus exigeants, et déjà saturés de contenus.
L’équipe de WEB IDEA est là pour vous aiguiller dans vos problématiques et percer dans ce monde digital en perpétuelle mutation.
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